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Ecole d’été 2010 du RRI : 2-3 septembre 2010
Organisée par le RRI en partenariat avec le CEREN de l’ESC Dijon Bourgogne et le CESAER (INRA Dijon – AGROSUP Dijon)
“Innovation, entrepreneuriat et PME” (programme) NEW
Deadline (inscription) : 15 août 2010
Informations utiles (hôtels, plans d’accès, etc.)
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La revue Journal of Innovation Economics, co-éditée par le Réseau de Recherche sur l’Innovation et par De Boeck Université, est disponible gratuitement sur le site de CAIRN.
Issue n°5, 2010/1: Innovations and Performances in Services
Call for papers Issue n°7: Rethinking Boundaries for Innovation
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Le n° 32 de la revue Innovations vient de paraitre (disponible sur CAIRN)
Thème : “Propriété intellectuelle et innovation dans la concurrence globale”
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Forum Spirit of Innovation IV: 7-8 octobre 2010
“Environment, Innovation and Sustainable Development: Towards a New Techno-Economic Paradigm”, Marseille (Euromed)
Site internet du Forum Innovation IV
Provisional Program Forum IV (NEW)
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Prochain séminaire : 8 novembre 2010
Institut de Gestion Sociale, 1 rue Jacques Bingen, 75017 Paris (M : Malesherbes)
Intervenant : Julien Penin (BETA, Université de Strasbourg et RRI) et Stephan Kesting (à confirmer)
Thème : Open Innovation
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Le RRI est à présent sur Facebook
L’entrepreneur philanthrope : La Fondation Bill et Melinda Gates
par Sophie Boutillier (LABRII, ULCO et RRI)
A l’image de John Rockefeller qui à la fin de sa vie, après être devenu l’homme le plus riche du monde et avoir abandonné la direction de son entreprise, Bill Gates crée avec sa femme sa fondation philanthropique : la Fondation Bill et Melinda Gates en janvier 2000. Elle est le produit de la fusion de deux fondations, l’une créée par le père de Bill Gates en 1994 qui avait pour objectifs « la santé dans le monde » et « les besoins des communautés du Nord-Ouest du Pacifique », l’autre créée en 1997 est la fondation Gates pour les bibliothèques. En 1999, cette dernière devient la Fondation Gates pour le savoir, alors que la fondation du père est renommée : Fondation Bill et Melinda Gates.
Son objectif est d’apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé (aides au programme de développement de médicaments dans les pays pauvres) et d’acquisition de connaissances (aide aux bibliothèques). Mais, depuis peu la Fondation s’est aussi tournée vers les technologies vertes. En 2006, plus de 240 personnes y travaillaient. Elle est financée par Bill et Melinda Gates. Ce qui représente des sommes considérables puisque leurs dons annuels sont supérieurs aux dépenses de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), mais différents contributeurs lui apportent aussi des dons, notamment le milliardaire américain Warren Buffet.
Les sommes investies par la fondation Gates sont impressionnantes. En janvier 2010, le couple Gates annoncent qu’ils vont consacrer dix milliards de dollars sur dix ans pour le développement et la distribution de vaccins pour les enfants des pays pauvres, montant qui s’ajoute aux 4,5 milliards de dollars donnés par la Fondation au cours des dix dernières années (Le Monde, 14/07/2010). B. Gates a également joué un rôle majeur dans la création de l’Alliance mondiale pour les Vaccins et l’Immunisation (GAVI), un partenariat public-privé. En juin 2010, B. Gates annonce que la fondation investirait 1,5 milliard de dollars entre 2010 et 2014 pour soutenir les projets innovants en matière de planification familiale, les soins pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés, les enfants et la nutrition. La fondation Gates a engagé des centaines de millions de dollars pour la lutte contre le paludisme, la tuberculose, des programmes de prévention et de traitement du SIDA en Inde et en Afrique.
B. Gates était présent à la conférence internationale de Vienne en juillet 2010. Son discours a quelque peu refroidi l’assemblée. Après avoir rappelé qu’ « il y a une possibilité historique de changer le cours du sida » (Libération, 20/07/2010), il a souligné : « il faut être honnête : nous ne pouvons pas continuer de dépenser les ressources attribuées à la recherche contre le sida comme nous le faisons aujourd’hui. Nous pouvons continuer de rechercher des fonds, mais nous devons également nous assurer que nous utilisons au mieux chaque dollar et que nous mettons bien à profit chaque effort réalisé. Il s’agit de cibler, grâce à des méthodes statistiques et de modélisation, les régions du monde à haut risque. B. Gates insiste tout particulièrement sur le rôle de la prévention, plus rentable en termes d’investissement.
Comme J. Rockefeller, B. Gates gère sa fondation comme une entreprise, avec la même rigueur. Les actions financées sont soigneusement choisies. La philanthropie ne rime pas avec gaspillage. A l’heure actuelle, B. Gates est ainsi devenu le premier financeur privé mondial en matière de lutte contre le SIDA, et le deuxième financeur de l’OMS. Il joue par conséquent un rôle directeur dans la lutte contre le SIDA au niveau mondial en orientant la recherche dans ce domaine, à l’heure où les leaders politiques se sont désengagés de cette lutte.
J. Rockefeller avait créé sa fondation à la fin du 19ème siècle, comme Carnegie et bien d’autres, période dite du « capitalisme sauvage », alors que les manifestations ouvrières se multiplient (manifestations qui sont à l’origine de la fête ouvrière du 1er mai dans les années 1880). Ce n’est pas par philanthropie que ces milliardaires deviennent philanthropes, mais parce qu’ils refusent l’ingérence de l’Etat dans leurs entreprises. De plus, la philanthropie est aussi créatrice de marchés, et cela Bill et Melinda l’ont bien compris la leçon de John.
English version: “The philanthropist entrepreneur: The Bill and Melinda Gates foundation”
| Relations à la marque et marques de la relation
David DUMONT, Noël ALBERT Marché et Organisations, L’Harmattan, 2010 |
| Greek economists : Costas Simitis, Takis Fotopoulos, Arghiri Emmanuel, Xenofon Solotas, George Papandreou, Dimitri Uzunidis
Books LLC, 2010. |
| Gouvernance mondiale et politiques de développement: récusation ou renouveau? (French Edition) (Global Governance and Development Policies) by Dimitri UZUNIDIS, Lamia YACOUB, 2010 |
| The Handbook Of Innovation And Services A Multi-disciplinary Perspective Faïz GALLOUJ and Faridah DJELLAL (editors) Edward Elgar, 2010 |
| L’économie en ruine. La finance et la fin d’une histoire coll., Denis LANGLET, L’esprit économie -l’économie formelle, L’Harmattan, Paris, 2010 |
| Innovation Networks and Clusters. The Knowledge Backbone Blandine LAPERCHE, Paul SOMMERS, Dimitri UZUNIDIS (Eds) Peter Lang, Brussells, 2010 |
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Les PME. Définition, rôle économique et politiques publiques Nadine LEVRATTO De Boeck, Bruxelles, 2009 |
| Marché et organisations N°11 Economie sociale et solidaire. Nouvelles trajectoires d’innovations. Sous la direction de Sophie BOUTILLIER et Sylvain ALLEMAND L’Harmattan, Paris, 2010 |
| Traité de l’artisanat et de la petite entreprise Sophie BOUTILLIER, Michel DAVID, Claude FOURNIER (eds) Educaweb, 2010 |
| Méthodologie de la thèse et du mémoire S. BOUTILLIER, A. GOGUEL D’ALLONDANS, N. LABERE, D. UZUNIDIS Studyrama, 2009 |
| Développement durable : pour une nouvelle économie B. LAPERCHE, A.M. CRETIENEAU, D. UZUNIDIS (dir.) Peter Lang, Bruxelles, 2009 |